Camarades que venez vous faire dans Prague ? Décembre 1969

 

En décembre 1969 Jean FERRAT enregistre un nouveau disque. Le titre phare est CAMARADE. Cette chanson évoque l'écrasement du printemps de Prague le 21 août 1968 par les armées du pacte de varsovie conduites par les dignitaires (pas très dignes en fait) de ce qui était encore à l'époque l'Union Soviétique :

"que venez vous faire camarades ? que venez vous faire ici ? Ce fut à cinq heures dans Prague, Que le mois d'Août s'obsurcit..."

Il y a d'autres belles chansons dans ce disque , la chanson "17 ans" évoque la guerre du vietnam, la légèreté de la musique, contrastent avec la fin très dure : "Elle avait au combat, de sa main douce et fine, tué dix américains"....les trois derniers mots sont parlés et sans musique....

Une autre chanson témoigne de l'époque ou les aspirations à la  liberté cherchait à s'exprimer de toutes les manières : "la cavale".

Parmi les chansons à retenir de cette Album il faut signaler la chanson "y Aurait il", les paroles sont de Pierre LOUKI, un ami de Georges (Brassens), c'est la seule collaboration entre les deux hommes.

Enfin bien sûr dans cet Album vous trouverez la fameuse chanson "sacré Félicien" en hommage à un copain de Jean avec qui il a du partagé quelques parties de cartes lors des soirées à ANTRAIGUES.

Voici des photos que Jean de Volane, un habitant d'Antraigues, a bien voulu que je diffuse.

 

 

Ci dessous les pochettes du disque (version BARCLAY, enregistrements 1970, n° 8 de cette  collection ré éditée à la fin des années 1970) :

 

Le recto du disque avec les titres :

 

J'ai pu faire l'acquisition sur Internet des 45 tours (EP, 4 titres) sortis en 1970 par les disques BARCLAY .

Le premier est un des 45 tours de ma jeunesse que j'ai beaucoup écouté sur un vieux "tourne disque" :

 

 

Le deuxième contient une bien belle chanson trop méconnue ,  "La Cavale ", et "Sacré Félicien"

 

 

Pour chanter ces nouvelles chansons Jean FERRAT va choisir de chanter au Palais des Sports du 29 janvier au 8 février 1970. 60 000 spectateurs  environ viennent ainsi le voir en douze représentations.

C'est un succès pour Jean FERRAT et Gérard Meys alors que le pari pouvait paraître, à priori, risqué au plan des finances (en raison du prix relativement élévé du coût de location de la salle). Philippe LABRO dans le journal du dimanche écrit : "Pari Gagné c'est le music-Hall des années 70".

 

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