A partir du 8 janvier 1965 Jean FERRAT est sur scène au théâtre de l’Alhambra. C’est le lieu de ses débuts dans le music Hall, en 1962 avec Zizi Jeanmaire dont il assurait la première partie avec 3 chansons seulement.
En ce début d’année année 1965, c’est FERRAT qui est à l’affiche, il est accompagné de 27 musiciens dirigés par Alain GORAGUER. IL interprète une quinzaine de chansons. Les décors ont été imaginés par Jean SAUSSAC son ami peintre d’Antraigues.
L’année 1965 est également l’année des musiques de Film : « le coup de Grâce » de Jean Cayrol (auteur du commentaire du film « nuit et brouillard » d’Alain Resnais), et « la vieille dame indigne » de rené Allio.
Jean enregistre également les chansons des ces films, dans l’ordre, « les beaux jours », et « on ne voit pas le temps passer », grand succès de Jean FERRAT, repris également notamment par Isabelle AUBRET.
Au printemps Jean Ferrat fait le spectacle à la mutualité en compagnie de Anne Sylvestre (ces deux là s’étaient déjà croisés dans les cabarets de leurs débuts à la fin des années 1950) .
Le 24 novembre 1965, Jean FERRAT est invité dans l’émission Têtes de Bois de Alain Raisner à la deuxième chaîne de l’ORTF.
Il veut chanter Potemkine. Le directeur, un grand démocrate qui prend ses ordres directement auprès du Général de G. ou de son épouse, et dont tout le monde a aujourd’hui oublié le nom, demande à FERRAT de chanter autre chose. Jean refuse et quitte le studio !
Il se produit le même incident le 12 décembre 1965 sur le plateau de Télédimanche, émission présentée par Raymond Marcillac.
On lui demande de chanter autre chose que Potemkine, Jean refuse, il est remplacé par Georges Guétary.
Malgré tout Jean FERRAT réussira à chanter Potemkine à la Télévision, et notamment dans l’émission le palmarès des chansons, en 1966. Je me suis procuré l’enregistrement sur le site de l’INA.
Cette vidéo de la chanson Potemkine est également disponible en DVD, dans la série « les fabuleuses années 60-70 » avec deux autres chansons, « On ne voit pas le temps passer » et « Les belles étrangères » :